L'Association des diplômés

Appartenance & internationalisation

Au cours de la prochaine année, André Vézina, le nouveau président de l'Association des diplômés, entend concentrer ses efforts autant sur l'internationalisation que sur la régionalisation de l'ADUL tout en mettant l'accent sur le renforcement du sentiment d'appartenance de ses membres envers leur alma mater.

(Photo Louise Leblanc)

par Julie Marcoux

En terminant ses études en administration des affaires, option comptabilité, en 1980, André Vézina quittait le Québec pour l'Alberta, histoire d'aller y obtenir son diplôme de comptable agréé et, par la même occasion, d'y perfectionner son anglais. Celui qui a vécu, dit-il, «très intensément» ses trois années d'étude à l'Université Laval, avoue l'avoir ensuite presque oubliée pendant près de cinq ans, un peu comme s'il lui avait tourné le dos: «Je ne peux pas comprendre qu'après avoir passé trois ou quatre ans sur les bancs d'une institution, que l'on puisse la quitter sans jamais jeter un regard en arrière et s'en sentir totalement débranché. Et c'est pourtant ce que j'ai fait moi-même! Je ne prétendrai donc pas prêcher par l'exemple. Mais, quand j'ai eu la chance de faire un retour sur le campus, à la fois à titre de chargé de cours en 1985 et ensuite à titre de bénévole au sein du comité organisateur de la Coupe du monde de ski de l'ADUL, j'ai vraiment pris conscience que le regroupement des diplômés constituait un formidable réseau de liens amicaux et professionnels utiles, tant pour ses membres que pour l'institution elle-même. Je crois que le sentiment d'appartenance peut jouer un rôle clé pour l'avenir et le rayonnement de l'Université.» Les diplômés ne sont-ils pas, demande-t-il, nos meilleurs ambassadeurs de même que des alliés inestimables sur le plan philanthropique? «Nous devons semer ce sentiment d'appartenance dès l'entrée des étudiants au sein de l'institution, croit-il, afin qu'ils sachent que l'Association existe et qu'ils en feront un jour partie, notamment en accentuant notre présence au sein des nombreuses associations étudiantes, en participant à leurs activités et, pourquoi pas, en les faisant participer aux nôtres.»

André Vézina prêche aussi la bonne parole à la maison. Ses enfants savent déjà qu'ils doivent passer par l'Université Laval. Pour eux, cela va de soi. Au nombre de ses passions, outre son travail de fiscaliste, où il se décrit comme étant l'architecte des transactions de ses clients, il y a aussi le sport. Et, nul doute qu'André Vézina constitue le plus assidu et le meilleur supporteur de ses enfants qui pratiquent tous au moins un sport presque à temps plein: «Je passe mes fins de semaine sur les terrains de soccer, de football ou de rugby, dans les gradins des courts de basket-ball ou dans les pentes de ski... et j'adore ça!»

Au cours de ses quatre années au conseil de l'ADUL, avant d'en devenir le président en septembre dernier, ce jeune fiscaliste, associé chez Ernst & Young au bureau de Québec, a également eu la chance de constater l'importance de la présence de l'ADUL en région et ailleurs dans le monde. Les gens qui sont loin de chez eux ont souvent la «culture d'appartenance» beaucoup plus exacerbée que ceux qui habitent à deux pas de l'Université, croit-il. Les membres des clubs, que ce soit en Abitibi, en Belgique, au Mexique ou en Haïti, peuvent jouer un rôle de première importance. Ils sont nos porte-parole hors de la ville et hors frontières et peuvent être, entre autres, d'excellentes ressources pour nos étudiants qui partent faire des échanges à l'étranger. «Dans le contexte du virage vers l'internationalisation qu'entreprend maintenant l'Université Laval, je crois important de renforcer la présence de l'ADUL hors Québec.»

Son prédécesseur, Robert Dutil, a mis au cours de son mandat l'accent sur l'amélioration et la diversification des services et André Vézina entend bien poursuivre dans cette veine. «Mais je considère tout aussi important que nous déployions nos énergies à nous faire connaître ici, sur le campus, et partout à travers le monde.»