Stanley Péan, médaille Raymond-BlaisListe d'honneur des donateurs et des donatrices 1998-1999

Sommaire, automne 2000

Stanley Péan, médaille Raymond-Blais

Cette année, l'Association des diplômés (ADUL) remettra à l'écrivain Stanley Péan la médaille Raymond-Blais destinée à souligner la réussite exceptionnel d'un jeune diplômé. Elle la lui décernera le 25 octobre, lors de la cérémonie de remise des bourses d'admission et d'excellence de l'Université Laval et de l'ADUL, en présence de plus de 300 étudiants et étudiantes.

par Julie Marcoux

Stanley Péan (Baccalauréat général 1988; maîtrise en français 1990) a « décidé », dès l'âge de 14 ans, qu'il deviendrait un jour écrivain. Plus précisément après avoir lu L'Étranger d'Albert Camus. « C'est là que j'ai vraiment fait la différence entre la littérature et ce que j'avais lu auparavant dans les Bob Morane…»

Stanley Péan a, à 34 ans, réalisé son rêve. Cet Haïtien d'origine - il n'avait que huit mois quand sa famille, fuyant le régime Duvalier, s'est installée dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean - est devenu un écrivain prolifique. Il compte à son actif quatre recueils de nouvelles et sept romans pour jeunes et moins jeunes dont Le tumulte de mon sang, Prix BCP du Saguenay/Lac Saint-Jean en 1991, L'appel des Loups, Prix littéraire du CRSBP du Saguenay/Lac-Saint-Jean en 1998 et Zombi Blues, paru en 1996 et réédité en format poche chez J'ai lu. Un nouveau recueil de nouvelles, La nuit démasque, paraîtra cet automne.

Et d'où lui vient ce goût marqué pour l'écriture fantastique ? «Probablement de mon esprit tordu, se moque-t-il. Cela ne doit pas être étranger à mes origines, étroitement liées à celles des écrivains des pays sud-américains et où est né en quelque sorte ce qu'on appelle le réalisme merveilleux, ajoute-t-il plus sérieusement. Et j'ai toujours été friand de science-fiction et de fantastique.»

Stanley Péan est aussi chroniqueur littéraire au quotidien montréalais La Presse et rédacteur en chef du journal Le Libraire, trimestriel d'information littéraire publié à Québec. « Si l'on veut survivre en tant qu'écrivain, il faut accepter de porter plusieurs chapeaux. Ce que je fais toujours avec joie, car cela me permet de réfléchir à ma propre démarche d'écriture et de me nourrir en tant qu'écrivain », explique celui qui travaille également au scénario d'une série télé pour les jeunes bientôt portée à l'écran.

Ce membre fondateur de la défunte troupe d'humoristes Le Groupe Sanguin garde de bons souvenirs de ses études à l'Université Laval, qu'il n'a d'ailleurs pas terminées. Il poursuit au doctorat une thèse sur le vaudou en littérature. « Au baccalauréat, je faisais partie d'un groupe d'étudiants qui voulaient à tout prix percer dans le domaine de l'écriture et surtout qui y croyaient. Nous avons fondé le Cercle d'écriture de l'Université Laval, qui existe toujours. Cela fut une période très créative et stimulante, dont je garde d'excellents souvenirs. C'est un honneur pour moi de recevoir une médaille de la part d'une institution qui m'a permis de m'épanouir et m'a beaucoup apporté.»

Sommaire, automne 2000