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du réchauffement de l'Arctique Québec, le 26 août 2003 - Aujourd'hui avait lieu à Québec l'inauguration de l'Amundsen, le nouveau brise-glace de recherche canadien pour l'étude de l'Arctique en mutation, de même que le lancement de sa première mission internationale (CASES) dirigée par le professeur Louis Fortier de l'Université Laval. À cette occasion, le recteur Michel Pigeon a annoncé que l'Université Laval devient également le maître d'uvre d'ArcticNet, un nouveau Réseau de centres d'excellence du Canada. Au cours des quatre prochaines années, le gouvernement du Canada investira 25,7 millions de dollars dans ce réseau. ArcticNet se penchera sur les défis scientifiques posés par le réchauffement de l'Arctique et impliquera 145 spécialistes des sciences naturelles, sociales et médicales issus de 41 universités canadiennes et étrangères. ArcticNet prendra place à bord de l'Amundsen nommé ainsi en l'honneur de Roald Amundsen, explorateur et premier à forcer le Passage du Nord-Ouest et à atteindre le pôle Sud. Dirigé par Louis Fortier, ce réseau assurera le maillage de centres d'excellence bien établis en sciences naturelles, médicales et sociales avec leurs partenaires dans les communautés nordiques, les organismes fédéraux et provinciaux et le secteur privé. "Les chercheurs de l'Université Laval à la tête d'ArticNet collaboreront avec les meilleures équipes de recherche du Canada, des États-Unis, du Japon, du Danemark, de la Pologne, de la Suède, de la Norvège, du Royaume-Uni, de l'Espagne et de la Belgique", a souligné le recteur Michel Pigeon. "Les recherches qui seront menées apporteront les connaissances nécessaires à la formulation de politiques et de stratégies nationales pour préparer le Canada à faire face aux conséquences environnementales et socio-économiques des bouleversements climatiques provoqués par le réchauffement de l'Arctique", a ajouté Louis Fortier. Au cours des quatre prochaines années, ArcticNet permettra la réalisation d'études d'impact régionales intégrées (EIRI) sur les écosystèmes et les sociétés côtières du Haut Arctique, de l'Arctique de l'Est et de la baie d'Hudson. Chacune de ces EIRI contribuera au bassin de connaissances nécessaires à l'élaboration de politiques et de stratégies d'adaptation pour l'Arctique côtier canadien dans son ensemble. Les thèmes de recherche portent sur les préoccupations des habitants du Nord soit : le rythme de changement de l'environnement arctique; les stratégies pour réduire la vulnérabilité des populations aux catastrophes environnementales; l'adaptation du système de santé aux changements; la protection des espèces animales clés; l'ouverture de l'Arctique au transport maritime intercontinental; les impacts économiques des changements de l'environnement dans l'arctique. Le réseau de recherche CASES (Canadian Arctic Shelf Exchange Study) vise quant à lui une compréhension fondamentale des changements géochimiques et écologiques qui surviennent sur le plateau continental du Mackenzie en réponse au réchauffement de l'Arctique. Dans le cadre de CASES, une expédition scientifique d'une envergure sans précédent, se déroulant sur 12 mois à partir de septembre 2003, permettra à plus de 250 chercheurs de 11 pays de mettre à profit les équipements scientifiques ultramodernes de l'Amundsen pour déchiffrer le cycle annuel de l'écosystème de la mer de Beaufort (océan Arctique). La conférence de presse s'est déroulée en présence du ministre de l'Industrie, l'honorable Allan Rock, du ministre des Pêches et des Océans, l'honorable Robert G. Thibault, du recteur de l'Université Laval, Michel Pigeon, représentant les universités participantes, du président-directeur général de la Fondation canadienne pour l'innovation, David W. Strangway et du président du Conseil de recherches en sciences naturelles et génie ainsi que du Comité directeur des Réseaux de centres d'excellence, Tom Brzustowski. Source :
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