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Communiqué pour diffusion immédiate
VERS UNE CRISE DES RESSOURCES HUMAINES Québec (Québec), le 11 décembre 2002 - La Chaire en gestion de la santé et de la sécurité du travail dans les organisations de l'Université Laval a déposé aujourd'hui son rapport de recherche sur la santé mentale au travail et sur les pratiques de gestion des ressources humaines (voir site Web : http://cgsst.fsa.ulaval.ca/). Cette étude qualitative et quantitative a été menée dans quatre organisations des secteurs hospitalier, de l'éducation, de la foresterie et de la métallurgie. « Notre étude lance un cri d'alarme. Nous constatons que nous nous dirigeons vers une crise des ressources humaines qui sont à bout de souffle. Il devient de plus en plus évident que les contraintes des milieux de travail excèdent les capacités de plusieurs individus. Les personnes ont de plus en plus de difficulté à supporter les exigences des organisations, elles-mêmes soumises aux pressions de performance et de compétitivité du marché » a déclaré le professeur Jean-Pierre Brun, titulaire de la Chaire et coauteur de cette étude. Plus précisément, 43 % des 3 142 répondants à l'enquête, menée d'avril 2000 à novembre 2002, présentent un niveau élevé de détresse psychologique; dans la population québécoise, le pourcentage est de 20 %. Parmi les quatre organisations étudiées, les résultats se répartissent ainsi :
Jean-Pierre Brun ajoute ce commentaire : "« Ces résultats sont inquiétants car ils signifient qu'entre un tiers et la moitié du personnel de ces organisations est fragile sur le plan psychologique et n'est pas pleinement efficace pour rencontrer les objectifs de production ou de services fixés par l'organisation ». Ces résultats, obtenus à partir d'une étude qualitative et quantitative convergent avec les statistiques d'absentéisme pour troubles d'ordre psychologique, qui constituent entre 20 % et 39 % du total des absences dans les organisations étudiées. Type d'emplois et détresse Facteurs de risque organisationnels et pratiques de gestion
correspondantes
Le rapport de recherche documente également les pratiques
de gestion ayant une influence sur les caractéristiques
de la situation de travail et ce, pour chacune des catégories
d'emploi à l'étude. À cet égard,
il n'est pas indispensable que les mesures destinées à
réduire le stress nocif lié au travail soient compliquées
ou qu'elles prennent beaucoup de temps. Les organisations sont
déjà toutes dotées de divers outils de gestion.
Certains de ces outils méritent cependant d'être
revus et adaptés aux besoins des travailleurs. En rendant public ce rapport, l'équipe de chercheurs souligne qu'il en va du devoir des organisations et de l'État de s'assurer que chaque personne puisse conserver et même développer sa santé psychologique en travaillant. Certains changements doivent être considérés au niveau des organisations et de nos gouvernements dans la perspective de considérer la santé mentale au travail au même titre que la santé et l'intégrité physiques.
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