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1 avril 2004

   

Université Laval

De chair et d'eau fraîche

Les Treize présentent la comédie musicale «La petite boutique des horreurs» à l'Amphithéâtre Hydro-Québec

L'atmosphère un peu kitsch des années 1960 vous attire? Vous aimez les histoires abracadabrantes mettant en scène des plantes grimpantes et des personnages marginaux, genre nerd? Si vous avez répondu oui à l'une ou l'autre de ces questions, la dernière production des Treize vous enchantera. La comédie musicale La petite boutique des horreurs, d'après le film de Frank Oz, mettant en scène 16 comédiens et comédiennes, vous en mettra plein la vue avec son rythme trépidant, ses chansons et ses chorégraphies enlevantes.

L'action se déroule au début des années 1960 dans la boutique d'une fleuriste ayant pignon sur rue dans le quartier pauvre d'une grande ville américaine. Comme personne ne peut se payer de fleurs dans le coin, le commerce périclite, en même temps que les deux employés de la boutique, Seymour et Audrey, se fanent lentement mais sûrement dans cette existence terne et sans soleil. Un beau jour, Seymour rapporte une étrange plante exotique qui fera grimper le chiffre d'affaires de la boutique en flèche, sitôt placée dans la vitrine. Seulement voilà: pour grandir, cette plante a des besoins alimentaires particuliers que Seymour devra combler en lui donnant de la chair humaine. La situation vire au cauchemar, quand le rêve d'accéder à la richesse devient en quelque sorte l'horrifiante réalité.

Les moyens du bord
"Après le succès remporté par My Fair Lady, l'an dernier, nous avions envie de répéter l'expérience, souligne David Leboeuf, qui joue le rôle de Seymour. C'est un spectacle haut en couleurs qui dure presque deux heures, avec des costumes créés spécialement pour l'occasion. En même temps, il s'agit d'une critique du rêve américain et de la société de consommation." Même son de cloche chez Ysabelle Huard, metteure en scène de cette comédie musicale "à grand déploiement mais montée avec les moyens du bord", comme l'indique avec humour cette étudiante à la maîtrise en théâtre.

Pour donner à la pièce son ambiance résolument sixties, Ysabelle Huard n'a pas ménagé ses efforts. "Juste pour confectionner la marionnette qui incarne la plante carnivore, il aura fallu plus de 70 heures de travail", révèle-t-elle. Inspiré du courant Pop Art avec boîtes de soupe Campbell à l'appui, le décor, lui, brille par son côté "technicolor" où abondent le rose bonbon, le turquoise vif et les motifs léopard. Bref, un divertissement intelligent qui promet de bons moments aux nostalgiques des années 1960 et aux amateurs de comédies musicales tout ce qu'il y a de plus branché. Distribution: Cathy Savard, Hélène Messier, Maryse Provencher, David Leboeuf, Dominique Grenier, Annie Gignac, Olivier Grégoire, Dominique Forbes, Grégory Madore, Joseph Simoneau, Olivier Turcotte, Léa Charest, Mia Bernard Landry, Caroline Nadeau, Annie Champagne et Simon Girard.

Les représentations ont lieu les 1er, 2, 3 et 4 avril, à 20 h, à l'Amphithéâtre Hydro-Québec du pavillon Alphonse-Desjardins.

Les billets sont en prévente, au coût de 10 $, au Bureau des activités socioculturelles, local 2344, pavillon Alphonse Desjardins et sur le réseau billetech, 643-8131 ou www.billetech.com (taxes et service en sus). Le coût à la porte est de 12 $.

RENÉE LAROCHELLE