Au fil des événements
 

1 avril 2004

   

Université Laval

Un bon bulletin en recyclage

La communauté universitaire participe bien au programme de récupération des matières résiduelles

Les étudiants et employés de l'Université Laval obtiennent une bonne note globale à leur examen pratique de récupération des matières résiduelles. En effet, l'autopsie du contenu des poubelles et des bacs de récupération amassé en 24 heures au pavillon Charles- De Koninck révèle que 76 % des matières recyclables sont correctement récupérées. Non seulement les retrouve-t-on-dans un bac de récupération plutôt que dans la poubelle, mais en plus elles aboutissent dans le bac approprié. "Nous dépassons l'objectif du Plan d'action québécois des matières résiduelles qui a été fixé à 65 % d'ici 2008", souligne Guylaine Bernard, coordonnatrice d'opérations au Service des immeubles. Il s'agit donc d'une très bonne performance."

Le Service des immeubles a procédé à une opération de caractérisation des matières résiduelles produites dans une journée typique en novembre dernier au pavillon De Koninck. Il aura fallu huit heures de travail à une équipe de huit membres bénévoles du groupe Univert-Laval, gantés, masqués et convaincus de la cause de l'environnement, pour trier ces 740 kilos de matières résiduelles. "Nous croyons que les résultats obtenus au De Koninck sont extrapolables à l'ensemble des pavillons d'enseignement du campus", affirme Guylaine Bernard,

Côté fibres, près de 90 % des papiers et cartons recyclables sont récupérés, ce qui est excellent, commente la coordonnatrice. Pour le verre, la performance fléchit à 75 %. "Beaucoup de verre se retrouve dans les déchets", déplore-t-elle. Côté plastiques, il reste beaucoup de place à amélioration puisque seulement 54 % des plastiques 1, 2, 4 et 5 sont correctement placés dans le bac approprié. Il faut toutefois reconnaître que la récupération des plastiques est le volet le plus complexe du programme de récupération.

Enfin, côté comportement, Guylaine Bernard souligne un point important à améliorer. "Il faudrait que les gens jettent les boissons et les restes de table dans les déchets avant de déposer les contenants recyclables dans le bac de récupération, insiste-t-elle. Le tri des matières récupérées est fait à la main et ce n'est pas intéressant pour les trieurs de trouver des vieux morceaux de pizza ou des matières imbibées de café."

Small is beautiful
Implanté en 1995 sur le campus, le programme de récupération des matières résiduelles a permis de récupérer quelque 600 tonnes métriques de matières dès ses débuts. En 2001, ce volume a franchi la barre des 710 tonnes et l'an dernier, plus de 820 tonnes étaient amassées. Selon la coordonnatrice du programme, la hausse rapide enregistrée depuis 2001 s'explique en bonne partie par l'installation de mini-poubelles dans les bureaux et par l'encartage du journal Le Soleil à l'intérieur du journal Au fil des événements (chaque copie récupérée produit six fois plus de papier qu'auparavant).

La croissance du volume de matières récupérées provoque des réactions partagées chez Guylaine Bernard. "D'une part, c'est un signe positif que la communauté universitaire participe bien au programme, mais d'autre part, ça implique qu'il y a plus de matières qui sont jetées. Dans une perspective de développement durable, augmenter le tonnage de matières récupérées n'est pas une fin en soi, rappelle-t-elle. Il faut aussi chercher à réduire le volume de matières résiduelles que nous produisons."

JEAN HAMANN