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1 avril 2004

   

Université Laval

Nanox investit 300 000 $ dans une chaire sur les nanomatériaux

Les recherches porteront sur la diminution des émissions polluantes des moteurs d'autos et de camions

Nanox, une entreprise de Québec spécialisée dans le développement de matériaux technologiques destinés aux systèmes antipollution des automobiles, vient d'annoncer qu'elle investissait 300 000 $ dans la Chaire industrielle du CRSNG sur les nanomatériaux industriels: adsorbants, catalyseurs et membranes. Cette chaire, dirigée par Serge Kaliaguine, professeur au Département de génie chimique de la Faculté des sciences et de génie, s'intéresse aux propriétés de la chimie des surfaces et des interfaces de nanomatériaux qui présentent un intérêt économique.

Grâce à l'investissement de Nanox, la Chaire dispose maintenant d'un appui de plus de 1 M$ pour réaliser ses travaux d'ici 2007. Les autres partenaires de la Chaire sont le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie (583 000 $), Silicycle (157 500 $), Ultramar Canada (125 000 $), General Motors (125 000 $) et l'Université Laval (125 000 $).

Technologie propre
"L'ensemble des activités de recherche conduites en collaboration avec les laboratoires de Nanox a pour objectif la diminution, voire l'élimination, des émissions polluantes des moteurs à essence et des moteurs diesels", affirme Serge Kaliaguine. La firme Nanox développe et fabrique des poudres nanocristallines qui entrent dans la fabrication de systèmes antipollution. Ces poudres pourraient remplacer les métaux nobles et dispendieux, notamment le palladium, le platine et le rhodium, utilisés dans les pots catalytiques des automobiles et des camions.

Nanox détient une licence exclusive d'exploitation sur une technologie développée à l'Université Laval: le "broyage réactif appliqué à la synthèse d'oxydes mixtes nanocrystallins désignés comme des perovskites". "Les travaux effectués en collaboration avec Nanox sont représentatifs des interactions de la Chaire avec ses partenaires", signale le titulaire.

Entreprise dérivée
Nanox a été créée en 1999 grâce aux travaux de deux chercheurs de l'Université, Serge Kaliaguine et son collègue André Van Neste, du Département du génie des mines, de la métallurgie et des matériaux. Aujourd'hui retraité de l'Université, André Van Neste cumule présentement les fonctions de président et de responsable de la R&D chez Nanox.

Les chercheurs Kaliaguine et Van Neste ont profité du soutien financier et de l'encadrement offerts par Sovar pour la mise sur pied de cette entreprise dérivée. Sovar est une société en commandite, dont la mission est de valoriser les découvertes et les innovations développées par les chercheurs de l'Université Laval et du CHUQ.

En mars 2002, le Fonds de solidarité FTQ, quelques investisseurs privés et Hydro-Québec CapiTech Innovation injectaient 1,75 M $ dans la jeune entreprise. En juillet 2003, Nanox a obtenu 4,1 M $ à l'occasion d'une deuxième ronde de financement. Parmi les principaux investisseurs se retrouvaient le Fonds de solidarité de la FTQ, Pangaea Ventures, Capital de risque BDC et Sovar, dont la mise de fonds dans Nanox se situe à 285 000 $.

"Nous avons jugé qu'il s'agissait d'une opportunité intéressante parce que nous croyons au potentiel de l'entreprise et qu'en plus Nanox avait manifesté son intention de s'associer à la Chaire de Serge Kaliaguine", explique Yves Matte, directeur R&D ingénierie, logiciels et sciences physiques chez Sovar. "C'est un exemple qui montre que notre investissement dans l'entreprise génère maintenant des retombées pour les chercheurs et l'Université Laval."