Au fil des événements
 

1 avril 2004

   

Université Laval

Urgence d'investir en sciences infirmières

La doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval et présidente du Forum des doyennes et des directrices de l'Association canadienne des écoles de sciences infirmières-région du Québec, Linda Lepage, a fait valoir avec fermeté la semaine dernière, devant les membres de la Commission parlementaire sur le financement des universités, l'urgence d'un investissement financier majeur de la part du gouvernement en matière de formation dans le domaine des sciences infirmières.

Parlant au nom des neuf universités québécoises offrant une formation en sciences infirmières, Linda Lepage a souligné entre autres que la qualité de l'enseignement est menacée à plusieurs égards, que le maintien de la qualité exige un rattrapage financier urgent par l'octroi d'une enveloppe spéciale et qu'un investissement ad hoc pour l'implantation et la mise à niveau des laboratoires d'enseignement s'impose. Le mémoire déposé par le Forum des doyennes et des directrices recommande notamment l'instauration de plan de carrière hospitalo-universitaire pour favoriser l'attraction et la poursuite de la contribution d'infirmières et d'infirmiers de ces établissements à l'enseignement universitaire et à la recherche, ainsi qu'un investissement pour favoriser la rétention des professeures et professeurs et la formation de la relève.

Les doyennes et directrices estiment que 141 professeures et professeurs détenant un doctorat devront être recrutés d'ici 2009 pour faire face aux besoins criants du secteur. "Le nombre d'inscriptions au baccalauréat a plus que doublé depuis 1999 et ce, sans ajout significatif de ressources humaines, matérielles et financières, a fait remarquer Linda Lepage. Au cours de la même période, le nombre de diplômées et diplômés des programmes de maîtrise et de doctorat est demeuré relativement stable, rendant précaire l'avenir de la formation au collège et à l'université ainsi que l'efficacité et l'efficience des services de santé. Cette situation n'est plus acceptable, et le point de rupture de services sur le plan de l'accès et de la qualité de la formation est atteint. Il s'agit de la relève et de l'avenir des soins de santé au Québec!"