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18 mars 2004

   

Université Laval

Retour en classe des chargés de cours

Les activités annulées durant la grève devraient être reprises sans devoir prolonger la session

Maintenant que la grève des chargés de cours de l'Université Laval est chose du passé, la reprise des activités annulées devrait pouvoir se faire dans le respect du calendrier universitaire. Selon la vice-rectrice aux études Christiane Piché, l'idée est de ne pas empiéter sur la session d'été, laquelle débute le 3 mai. "La semaine du 26 au 30 avril peut être utilisée de façon maximale, explique-t-elle. Cette période est habituellement réservée aux examens de la session d'hiver qui ne peuvent avoir lieu aux heures et dans les locaux prévus à cette fin."

La vice-rectrice aux études a rencontré les doyens et doyennes, ce lundi 15 mars. Ensemble, ils ont convenu que les activités de reprise ne devaient pas pénaliser les étudiantes et étudiants. Cette responsabilité incombera aux gestionnaires d'études. "Les mesures de rattrapage, dit-elle, doivent être planifiées en ayant à l'esprit des préoccupations pédagogiques. Il faut redistribuer la matière en tenant compte des capacités d'apprentissage des étudiants, tenir des examens qui laissent suffisamment de temps pour bien se préparer, et repenser les travaux dans le but de consolider la matière et d'en favoriser l'intégration."

L'élaboration et la mise en uvre des mesures de rattrapage nécessiteront la collaboration des directions facultaires, des directions de programmes, des chargés de cours et des groupes d'étudiants. Le succès de l'opération reposera sur de l'information claire, rapidement disponible et diffusée à grande échelle. Il faudra également faire preuve de souplesse, c'est-à-dire être prêts à faire des accommodements et à traiter des cas individuels. "Plusieurs étudiantes et étudiants sont inscrits à des cours dans plus d'une faculté, indique Christiane Piché. Il faut être conscient que, pour eux, le rattrapage peut paraître une tâche impossible à gérer dans leur horaire."

Une entente satisfaisante
"Nous sommes satisfaits de cette entente avec nos chargés de cours qui reconnaît les valeurs d'équité et de respect de l'Université Laval. Nous tenions à ce que les étudiants ne soient pas pénalisés et que les cours puissent reprendre le plus tôt possible", a déclaré le recteur Michel Pigeon après que les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCCUL) eurent entériné à près de 90 % l'entente de principe intervenue le samedi 13 mars entre le comité de négociation de l'Université et le Syndicat.

Pour sa part, Danielle Chabot, présidente du SCCCUL, qualifie de "très décent" le règlement intervenu. "L'entente, dit-elle, permet vraiment une meilleure intégration des chargés de cours à l'Université Laval. De plus, elle leur donne une capacité d'accomplir leur tâche de façon adéquate. Par exemple, nous avons obtenu que les départements qui n'offrent pas suffisamment d'aide pédagogique fassent comme ceux qui offrent toute l'aide dont a besoin un chargé de cours pour pouvoir faire son travail."

Rappelons que la nouvelle convention collective des chargés de cours est d'une durée de trois ans. Elle prévoit une augmentation salariale de 12,5 % rétroactive au 1er mai 2003 et une seconde augmentation de 2,65 % rétroactive, celle-là, au 1er septembre dernier. Un autre gain pour le SCCCUL concerne l'abandon du Profil d'engagement. Ce mécanisme portait sur la reconnaissance à tous les cinq ans de la compétence du chargé de cours.

YVON LAROSE