Au fil des événements
 

11 décembre 2003

   

Université Laval

Des projets pédagogiques novateurs

Des finissantes et finissants du Baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire présentent leur dernier projet de stage

Des enfants de troisième année d'une école primaire de la commission scolaire des Navigateurs apprennent maintenant avec plus de facilité parce qu'ils sont plus calmes. Ce résultat, Stéphanie Lauzé, finissante au Baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire, l'a obtenu cet automne dans le cadre du dernier stage de sa formation de quatre ans. Le vendredi 5 décembre, au pavillon Charles-De Koninck, l'étudiante a fait la présentation de son stage en responsabilité lors de la sixième édition du Colloque PIC (Projet d'intégration en contexte) de la Faculté des sciences de l'éducation. Plus de 200 autres étudiantes et étudiants stagiaires ont présenté leurs projets ce jour-là. Ces stages ont tous eu lieu dans des écoles primaires associées à l'Université Laval. En plus des étudiantes et étudiants, le colloque a réuni les enseignantes et enseignants en exercice (plus de 200) chargés de superviser les stagiaires.

Le projet de stage de Stéphanie Lauzé avait pour titre "On se calme le pompon!". Il a eu lieu à l'École de la Source. "C'était une classe très difficile depuis la maternelle, raconte Stéphanie Lauzé. Les élèves étaient souvent surexcités et avaient des difficultés d'apprentissage. À partir du besoin exprimé par eux, l'enseignante et moi avons implanté de nombreux exercices de relaxation et de respiration basés sur des principes assez simples, comme la contraction des muscles suivie d'un relâchement." Les exercices se déroulaient toujours en classe. Par exemple, les enfants s'étendaient sur leur serviette de plage placée sous leur bureau. "Les exercices, indique l'étudiante, les sortaient du contexte scolaire par des situations de jeu et les recentraient sur eux." Peu à peu, et tel que prévu dans la définition du stage, les enfants ont pris le projet en main. Ils ont entre autres nommé des responsables, établi un tableau d'honneur, et choisi et animé les exercices.

"En classe!"
Les projets des stagiaires ont fait l'objet de présentations dans 80 ateliers. L'atelier dont la thématique était "En classe!" réunissait Stéphanie Lauzé ainsi que Maude Gamache-Rousseau et Anne-Marie Noël.

Le projet de Maude Gamache-Rousseau avait pour titre "Opération coopération!". Il s'est déroulé dans une classe de troisième-quatrième année de l'École du Joli-Bois, dans la commission scolaire de la Capitale. Dans ce groupe, les élèves étaient incapables de travailler en équipes et les conflits étaient fréquents. Diverses activités d'apprentissage leur ont permis de développer des habiletés à coopérer. "Je circulais entre les équipes et j'attribuais des billets de coopération, explique Maude Gamache-Rousseau. Ces billets étaient ensuite placés sur notre thermomètre de coopération. Et l'on voyait ainsi l'évolution de la classe." Selon elle, les changements ont été spectaculaires. "Aujourd'hui, dit-elle, les enfants travaillent en équipes et le climat de la classe s'est amélioré de beaucoup."

Le projet d'Anne-Marie Noël s'intitulait "Les médias dans ma vie: je garde un oeil critique!". Il s'est tenu dans une classe de cinquième année de l'École de l'Odyssée, dans la commission scolaire des Navigateurs. Les élèves ont identifié leurs activités les plus courantes en dehors de l'école. Écouter la télévision, jouer à des jeux vidéo et clavarder sur Internet figuraient parmi les réponses les plus fréquentes. Ils ont ensuite fait la lecture d'articles de journaux sur le sujet des médias. Puis, imitant ce qui s'était fait ailleurs, ils ont décidé de cesser toute consommation de médias pendant deux jours. Les parents ont appuyé cette initiative. "Les enfants ont trouvé ça difficile et certains n'ont pas réussi, indique Anne-Marie Noël. D'autres ont dit que ce temps d'arrêt leur avait permis de parler avec leurs parents, de jouer à des jeux de société, etc. À la suite de ça, des élèves ont diminué leur consommation de médias."

YVON LAROSE