Au fil des événements
 

13 novembre 2003

   

Université Laval

Santé psychologique au travail

Un deuxième projet-pilote démarre
Fin novembre, le Comité sur la santé psychologique du personnel de l'Université Laval débutera le deuxième des trois projets-pilotes d'intervention spécifique prévus au Plan d'action en santé psychologique 2003-2004. Le Comité regroupe des experts, des délégués de syndicats ou d'associations et des représentants de l'employeur. Il se penchera cette fois sur un groupe de travail naturel dans une unité administrative non académique: le Bureau du registraire. "La registraire a proposé son service, elle croit en notre démarche, explique Micheline Beaudoin, directrice adjointe santé et sécurité au travail au Service des ressources humaines et présidente du Comité. Le Bureau compte environ 70 employés. Une bonne majorité se sont inscrits de façon volontaire au projet." L'objectif consistera à identifier des facteurs de risque à la santé psychologique au travail puis à identifier des correctifs pour améliorer la situation. Un rapport devrait être déposé en janvier prochain.

Le personnel de bureau
Le Comité remettra fin novembre le rapport relatif au premier projet-pilote. Rappelons que ce projet visait spécifiquement le personnel de bureau. Trois groupes de quinze personnes avaient été formés. La participation était volontaire et s'est avérée entièrement féminine. "Le projet permettra de valider notre hypothèse de départ, souligne Micheline Beaudoin. Cette hypothèse consistait à dire: Y a-t-il des différences, pour le personnel de bureau, à travailler dans des facultés et des services, ou est-ce que les problématiques sont les mêmes partout?"
Les projets-pilotes constituent l'un des cinq volets du Plan d'action. Un autre volet porte sur l'engagement de la direction de l'Université. Cet engagement consiste en une politique institutionnelle qui devrait être adoptée lors de la prochaine séance du Conseil d'administration, le 26 novembre. "Il faut, soutient Micheline Beaudoin, que la Politique puisse être comprise comme une volonté de la direction de considérer la santé psychologique au travail comme une valeur de gestion des ressources humaines."

L'axe "information" comprend un site Web interactif présentement en développement, ainsi que quatre conférences. La première conférence, présentée le 1er octobre, a fait salle comble et connu un vif succès. S'inspirant de personnages des aventures de Tintin, la conférencière a illustré les différents types de caractères que l'on retrouve dans un groupe et la façon de travailler ensemble. La prochaine présentation aura lieu le 3 décembre. Le conférencier abordera les raisons qui font que certains sont heureux au travail et d'autres pas.

Les gestionnaires
L'axe "formation" comprend quatre groupes d'une dizaine de personnes chacun. Deux groupes réunissent des doyens, des vice-doyens et des directeurs de département. Un autre groupe réunit des cadres non académiques, par exemple des directeurs de service. Le dernier groupe est constitué de professionnels en situation de gestion. À l'aide d'un consultant, les participants évaluent les besoins du personnel de bureau et des gestionnaires. Les priorités de formation sont ensuite identifiées. Un rapport devrait être remis d'ici quelques semaines.

"Il y a beaucoup d'attentes au niveau du Comité, indique Micheline Beaudoin. Nous sommes suivis de près, par la direction de l'Université et les syndicats, mais aussi à l'extérieur. On sait que ce genre de comité fonctionne en santé et sécurité au travail. Mais en santé psychologique, l'intervention organisationnelle est plus complexe parce qu'il faut tenir compte non seulement de l'aspect travail, mais aussi de l'aspect individuel et de l'aspect social."

YVON LAROSE