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13 novembre 2003

   

Université Laval

Formation

Objectif compétence

Monique Gagnon-Tremblay souhaite que le Québec joue fortement la carte de l'internationalisation de l'éducation

"Le Québec doit continuer d'être un acteur actif sur les marchés internationaux de l'éducation. Il doit aussi s'inscrire dans les grands réseaux mondiaux pour poursuivre son développement, notamment dans les secteurs de pointe où il excelle, dont la biotechnologie, l'aérospatiale, la génomique, la géomatique, et l'optique, photonique, laser."

Voilà une partie du message qu'a livré Monique Gagnon-Tremblay, vice-première ministre du Québec, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la francophonie, à des membres de l'Association des diplômés de l'Université Laval de la grande région de Québec, le 5 novembre, dans le cadre de la première édition des Soirées Prestige. Ces soirées organisées par l'ADUL consistent à inviter une personnalité en vue qui a poursuivi des études universitaires à Laval. La vice-première ministre a rappelé notamment que dans la révolution technologique en cours, l'université doit orienter davantage son offre de recherche vers la réponse aux besoins des marchés nationaux et internationaux. Cela doit cependant se faire selon elle sans que l'université renonce à sa mission d'enseignement et sans que cela entrave sa nécessaire autonomie.

Une nouvelle dynamique
Monique Gagnon-Tremblay a entretenu son auditoire de l'économie du savoir à l'heure de la mondialisation. "Cette réalité, dit-elle, impose à tous les États et à tous les gouvernements d'envisager l'action autrement. La nouvelle dynamique mondiale a projeté le savoir et la connaissance au rang des forces vitales du développement économique et social."

L'université, par sa vocation de recherche et par l'abondance de ses ressources et de ses expertises, a un rôle clé à jouer dans l'émergence d'une économie du savoir. La recherche scientifique contribue en effet de manière décisive au processus de développement de nouveaux produits. Au Québec, le niveau de dépenses en recherche correspond à plus de 2,5 % du produit intérieur brut. Cet effort s'avère supérieur à celui de la moyenne des pays de l'OCDE, de l'Union européenne et du G7. Le gouvernement actuel entend quand même augmenter ce niveau à 3 % durant son premier mandat. "Mais cette hausse serait vaine sans la priorité accordée à la formation des compétences", indique Monique Gagnon-Tremblay. Elle cite en exemple les succès économiques remportés depuis une cinquantaine d'années par les États-Unis, l'Allemagne, le Japon et, plus récemment, la Chine.

"Ces succès, dit-elle, ont largement reposé sur la qualité des systèmes éducatifs, aussi bien que sur la capacité d'orienter une proportion toujours plus grande des diplômés vers des carrières industrielles." Elle rappelle que le premier ministre Jean Charest déclarait, lors de son assermentation en avril dernier, que la réussite du Québec passait par la réussite scolaire du plus grand nombre. Selon lui, on peut relever le défi de la mondialisation par la formation d'une main-d'uvre qualifiée.

YVON LAROSE