Au fil des événements  
 
 3 avril 2003

 Université Laval

LE COURRIER

"L'UNIVERSITÉ DOIT RECONNAÎTRE NOS COMPÉTENCES"
Monsieur Michel Pigeon
Recteur
Université Laval

Monsieur le recteur,

La présente est pour vous aviser personnellement que, le Comité exécutif, le Comité de négociation syndical ainsi que l'ensemble des membres représentés par le Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL-SCFP-2500) considèrent que l'Université Laval se doit de reconnaître nos compétences. Cette demande, légitime en soi, nous est déniée systématiquement par vos représentants. Pourtant, accéder à cela n'implique aucun coût pour l'Université Laval.

Au contraire, le Rapport Brun démontre que la gestion des ressources humaines à l'Université Laval telle que pratiquée actuellement a des conséquences néfastes sur la santé mentale ce qui comporte des coûts supplémentaires récurrents importants. Accéder à notre demande permettrait sans aucun doute d'atténuer la détresse psychologique, d'augmenter la productivité, de diminuer les coûts associés à la maladie, de diminuer l'absentéisme, etc. En ce sens, non seulement cette demande est raisonnable, mais elle comporte également un avantage mutuel pour les parties.

Nous nous rappelons, par ailleurs, de votre visite précédant votre élection au poste de recteur; déjà, nous vous avions fait part de cette préoccupation. Vous nous affirmiez alors que vous y étiez sensible et que votre style de gestion relevait du plus grand respect du personnel sous votre responsabilité. Nous y avons cru. Il maintenant temps de passer de la parole à l'acte !

Vos représentants affirment vouloir reconnaître nos compétences, mais c'est au prix d'un retour à l'arbitraire, chose que nous ne pourrons jamais admettre. Ce que nous voulons, c'est que l'Université Laval reconnaisse nos compétences, qu'elle favorise la mobilité et la promotion dans le respect de notre ancienneté. L'ancienneté, toutes ces années de bons et loyaux services à l'Université Laval, doit servir à quelque chose. Nous ne pouvons admettre que sous prétexte d'une reconnaissance de nos compétences, l'Employeur ait la possibilité de choisir qui il veut dans le plus pur arbitraire.

D'ailleurs, quel est le risque que prend l'Employeur à reconnaître nos compétences? Aucun, la période d'essai à l'Université Laval est la plus longue de tout le secteur universitaire. Si la personne choisie n'est pas en mesure de répondre aux exigences de l'emploi, vous aurez toujours l'occasion de lui signifier.

Monsieur le recteur, l'ensemble du personnel souhaite que vous soyez le porteur d'un message positif et rempli d'espoir, que vous soyez celui qui indique clairement qu'il respecte son personnel et qu'il reconnaît ses compétences. Nous ne nous attendons pas à moins.

Veuillez agréer nos salutations syndicales,

JEAN COULOMBE
Président SEUL-SCFP-2500
Pour le Comité exécutif, le comité de négociation
et l'ensemble des membres de la section locale 2500
Québec, le 19 mars 2003