Au fil des événements  
 
 13 février 2003

 Université Laval

Colloque majeur sur les biotechnologies


Une occasion de faire le point sur les conséquences scientifiques, juridiques et éthiques associées aux interventions génétiques


Des chercheurs de différentes disciplines participeront au Colloque sur les biotechnologies qui se tiendra les 18 et 19 février à la salle Jean-Paul Tardif du pavillon La Laurentienne, dans le cadre des Grandes Fêtes de l'Université. Durant ces deux jours, ils présenteront les résultats de leurs recherches et tenteront de mettre en évidence les bénéfices et les risques associés aux interventions génétiques.

"S'adressant au grand public, aux étudiants et professeurs des différentes institutions d'enseignement et aux chercheurs du secteur privé de la région de Québec, ce colloque constituera un moment privilégié pour démystifier les biotechnologies tout en tentant d'en mesurer les impacts sociaux et éthiques", fait valoir son organisateur, François Pothier, professeur au Département des sciences animales de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation.

Cet événement se veut avant tout une occasion d'informer et d'échanger sur des sujets bien d'actualité. À travers quatre grandes thématiques (une par demi-journée), des spécialistes traiteront de transgénèse végétale et animale, des biotechnologies et de l'environnement, de cellules souches, sans oublier les aspects éthiques et juridiques découlant des biotechnologies.

Au-delà des promesses, qu'en est-il des réels progrès? Que peut-on attendre des biotechnologies? Jusqu'où peut-on aller en matière d'intervention génétique? Quels sont les risques associés aux modifications génétiques? Quelles conséquences auront ces nouvelles technologies sur les valeurs morales, la dignité humaine et la place de l'homme dans la nature? "Il y a là matière à des choix qui dépassent les compétences des seules sciences biologiques, souligne François Pothier. C'est pourquoi ce colloque se veut un lieu d'échange unique entre les chercheurs des sciences pures et appliquées et ceux des sciences humaines. Il y a urgence de dialogue pour définir des balises".

Parmi les participants, notons la présence de Lucie Jeannotte, de la Faculté de médecine, Dominique Michaud, du Centre de recherche en horticulture, Anthoula Lazaris, de la firme Nexia Biotechnologies inc., Pascal Fortin, de la British Columbia University, Armand Séguin, Yves Piché et Julie Samson, du Département de foresterie, Marc-André Sirard, du Centre de recherche en biologie de la reproduction, Lawrence Smith, de l'Université de Montréal, François Auger, du Département de chirurgie, Georges Nakseu Nguefang, de Centre de recherche en droit public de l'Université de Montréal, et d'Édith Deleury, professeure à la Faculté de droit et membre de la Commission de l'éthique de la science et des technologies.

Le ministre responsable de la région de Québec, Rosaire Bertrand, sera sur place, le 18 février, pour prononcer une allocution intitulée: "Les biotechnologies: un créneau d'excellence dans la Capitale nationale". Le lendemain, tout de suite après sa conférence intitulée:"Génétique et Société", Axel Kahn, généticien et directeur de l'Institut Cochin de génétique moléculaire à Paris, recevra un doctorat honorifique.