Au fil des événements  
 
 6 février 2003

 Université Laval

Les universités réclament 375,3 M$

La CREPUQ souhaite une seconde phase de réinvestissement dans le réseau universitaire québécois

En 2002-2003, l'écart par rapport au reste du Canada, en ce qui a trait aux ressources financières dont disposent les universités québécoises, se situait à 375,3 millions de dollars. Par comparaison, cet intervalle se chiffrait à 433,1 de dollars en 1998-1999. C'est ce qu'indique une étude réalisée conjointement par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et le ministère de l'Éducation du Québec (MEQ), dont les résultats ont été rendus publics le 30 janvier.

Le réseau universitaire québécois aurait justement besoin de cette somme de 375,3 millions de dollars pour retrouver sa capacité concurrentielle vis-à-vis des établissements d'enseignement supérieur des autres provinces, prétend la CREPUQ dans un communiqué émis le jour même de la publication des résultats de l'étude conjointe. "Dans la foulée du Sommet du Québec et de la jeunesse, rappelons que le gouvernement avait décidé d'injecter 300 M$, sur trois ans, dans ses subventions aux universités, déclare son président, Pierre Lucier, qui eat aussi président de l'Université du Québec. Les universités ont salué cet effort important fait par le gouvernement, à l'occasion de ce que l'on a appelé la Phase I du réinvestissement. Cependant, trois ans plus tard, force est de réaliser qu'un rattrapage considérable reste encore à faire si on veut "compétitionner" à armes égales avec les universités des autres provinces, et qu'une Phase II du réinvestissement s'impose."

La part de Laval: 75 M$
Du côté du ministère de l'Éducation, par contre, on se plaît à souligner les effets positifs des mesures de redressement mises de l'avant. "Ce rapport confirme l'effort colossal de notre gouvernement au cours des trois dernières années, affin de hausser le financement des universités, commente Sylvain Simard, ministre d'État à l'Éducation et à l'Emploi. Cependant, il faut poursuivre dans cette voie afin de maintenir la compétitivité et le niveau d'excellence des universités québécoises. Ces données mettent en lumière la nécessité de corriger le déséquilibre fiscal entre le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral."

Le recteur Michel Pigeon s'est dit heureux, pour sa part, de voir que le ministre Sylvain Simard corrobore l'ampleur de l'écart constaté en 2002-2003. "Si le ministère de l'Éducation réinvestissait ces 375,3 millions de dollars dans le réseau, la part dévolue à l'Université Laval serait de quelque 75 millions", a-t-il précisé lors de la séance du Conseil universitaire du 4 février.

GABRIEL CÔTÉ