7 novembre 2002

Tension: attention!


Un exposé, intitulé: "Bien vivre le stress dans ses études et sa carrière", sera donné le mercredi 13 novembre à 11 h 30, à la salle 3-B du pavillon Charles-De Koninck.


L'allure effrénée de la vie moderne, et donc de la vie universitaire, rend plusieurs personnes vulnérables aux états de stress. "Le contexte actuel de la vie universitaire provoque le maintien d'un niveau de stress élevé, car les exigences sont multiples: pression de performance, précarité financière, sans compter toutes les autres responsabilités de la vie adulte, observe Véronique Mimeault, psychologue au Centre d'orientation et de consultation psychologique de l'Université Laval. Il n'est pas toujours facile alors de trouver les moyens de jongler avec tous ces éléments, tout en gardant un équilibre."

Selon elle, le stress fait partie intégrante de la vie. Il représente, à ses yeux, une réaction de notre organisme qui se produit chaque fois que nous devons faire un effort pour nous adapter à une situation, qu'elle soit positive ou négative. "Le stress n'est pas à éviter, il est inévitable, juge-t-elle. Il n'est pas nécessairement néfaste pour la santé: un niveau modéré peut même rehausser notre degré de motivation et d'énergie, mais lorsque ce niveau devient trop élevé, celui-ci peut affecter notre fonctionnement."

"Connais-toi toi-même"
Les moyens d'entretien préventif ne manquent pas pour remédier à nos inconforts existentiels. Au dire de Véronique Mimeault, il faut d'abord être capable de s'arrêter et de prendre conscience des manifestations de stress que nous ressentons. Tensions musculaires, fatigue, maux de tête, palpitations cardiaques, irritabilité, difficultés de concentration, de sommeil, déprime, omission de prendre certains repas, absentéisme aux cours et surconsommation de café font partie de ces symptômes qui, sur les plans physiologique, psychologique et comportemental, devraient (at)tirer la sonnette d'alarme de notre attention. Une introspection plus complète devrait mener, par la suite, à se pencher sur les facteurs de stress que sont, par exemple, une rupture amoureuse, un échec scolaire, un conflit avec un colocataire, la remise à plus tard des travaux scolaires (procrastination), le manque de temps pour soi.

"Pour rétablir l'équilibre, il est essentiel d'amorcer une recherche de solution pour chacun de ces facteurs et d'entreprendre des actions concrètes", affirme la psychologue. Le Centre d'orientation et de consultation psychologique présentera, la semaine prochaine, un atelier qui s'adresse aux étudiants et aux étudiantes désirant faire le point sur leur niveau de stress, mieux comprendre ce phénomène et identifier des stratégies afin de mieux le contrôler. L'exposé, intitulé: "Bien vivre le stress dans ses études et sa carrière", sera donné le mercredi 13 novembre à 11 h 30, à la salle 3-B du pavillon Charles-De Koninck.

GABRIEL CÔTÉ