24 août 2000

Placement

Victime de son succès ?

Il reste moins de 100 000 $ dans les coffres du programme Études-travail pour créer des emplois étudiants d'ici au 31 mars 2001

Le programme Études-travail de l'Université Laval a connu un tel succès au printemps que les fonds dont il dispose ont fondu plus rapidement que prévu. Au 10 août, quelque 675 000 $ avaient déjà été dépensés ou engagés pour la création d'emplois étudiants sur le campus à l'intérieur d'un budget annuel de 760 000 $.

C'est ce qu'a fait savoir au Fil Marthe Lefebvre, responsable de ce programme au Service de placement de l'Université Laval. "Du 1er avril au 10 août 2000, l'argent mis à notre disposition par la direction de l'Université et le ministère de l'Éducation du Québec nous a permis de donner du travail à 467 étudiants et étudiantes des trois cycles. L'offre d'emplois est moindre que l'an dernier, mais ceux-ci sont de plus longue durée", a-t-elle précisé.

La Faculté des sciences et de génie arrive toujours en tête de liste des créateurs d'emplois les plus actifs à l'Université, depuis le 1er avril, avec 82 projets pour 83 emplois. Suivent dans l'ordre, parmi les dix premières unités d'enseignement et de recherche et selon le nombre d'emplois: Médecine (56 projets/60 emplois, Agriculture et alimentation (44/60), Sciences sociales (36/41), Lettres (26/38), Sciences de l'administration (27/32), Sciences de l'éducation (1/18), Aménagement, architecture et arts visuels (12/16), Centres d'études nordiques (13/16) et Droit (11/11). Du côté des 23 services et autres unités, le Service de sécurité et de prévention a été l'employeur de plus important, ayant engagé 12 étudiants et étudiantes dans quatre projets. Citons ensuite Action Emploi-Université Laval avec 4 projets pour 12 emplois, le Service des activités sportives (3/6), le Vice-rectorat au développement (4/4), le Bureau international (4/4) et le Service des résidences (3/4).

L'ère du rationnement
L'engouement que le programme Études-travail suscite, tant auprès des unités de l'Université que de la population étudiante, aura toutefois provoqué une remise en question du fonctionnement actuel de ce dernier. Il faudra ainsi vivre sous le régime du rationnement et de l'équité au cours des mois à venir. "Nous voulons que les étudiants et les étudiantes de toutes les facultés puissent bénéficier du programme. Nous devrons donc être plus parcimonieux et limiter les offres provenant des unités à un emploi par projet", a indiqué Marthe Lefebvre.

Comme il reste moins de 100 000 $ dans les coffres du programme pour combler les demandes des facultés et services souhaitant engager des étudiants d'ici au 31 mars 2001, les propositions seront traitées selon la formule du "premier arrivé, premier servi", de souligner la responsable du programme Études-travail.

Rappelons que les éventuels employeurs de l'Université peuvent soumettre leurs propositions en tout temps (et sans aucune date limite) pour des blocs de 80 à 250 heures, renouvelables jusqu'à un maximum de 750 heures. Le programme Études-travail leur rembourse 5 $ sur le taux horaire de 8,25 $ versé à l'étudiant ou à l'étudiante. Chaque emploi créé peut de la sorte se voir accorder une subvention de 3 750 $ par année.


GABRIEL CÔTÉ