29 février 1996


«Le Parc technologique doit être soutenu davantage»

-Michel Gervais

Le GATIQ Technorégion Québec-Chaudière-Appalaches considère toujours le Parc technologique du Québec métropolitain comme un outil de développement des plus précieux. «Regardez ce qui s'y passe! Regardez les entreprises qui y naissent! C'est le modèle même du développement qu'il nous faut poursuivre», a déclaré, mardi, le président actuel du GATIQ (Groupe pour l'avancement rechnologique et industriel de la région de Québec) et recteur de l'Université Laval, Michel Gervais, devant le Forum de la Chambre de commerce du Québec métropolitain.

Michel Gervais a soutenu qu'aucun des gouvernements concernés n'a le droit moral de se désintéresser du Parc technologique et de cesser de supporter son fonctionnement et son rayonnement dans toute la technorégion. Selon lui, le tourisme, la culture et la fonction publique ont fortement contribué dans le passé à la croissance de la région, mais on ne peut plus en espérer autant pour l'avenir. «La région, et les pouvoirs publics, n'ont pas encore véritablement pris le virage technologique que nous prônons depuis si longtemps et qui est la seule voie pour assurer la survie de notre région», a-t-il précisé.

«Pour l'avenir prévisible, on ne peut donc plus compter uniquement sur les gouvernements, il faut miser sur les développements dans l'entreprise privée et accélérer encore plus le transfert technologique à partir des centres de recherche», a ajouté le recteur.

Face à cette conjoncture, Michel Gervais a répété que le GATIQ est un organisme de concertation et de pression politique qui vise àtransformer le visage de la région de Québec-Chaudière-Appalaches en une véritable technorégion. Dans cette optique, le GATIQ vient de se donner quatre priorités: promouvoir auprès du public et des gouvernements le concept de technorégion et défendre avec fermeté les acquis qui en font partie; favoriser le maillage interne des divers groupes d'intervenants, en particulier entre les deux régions et le monde de la rechercher et le monde des affaires; obtenir tous les moyens et tous les instruments requis pour favoriser la création d'enterprises à partir des divers centres de recherche de la région; saisir toutes les opportunités qui pourraient se présenter pour la création ou la venue, dans la région de Québec et de Chaudière-Appalaches de laboratoires industriels, de centres de recherches gouvernementaux et d'entreprises dehaute technologie.


Pour le GATIQ Technorégion Québec-Chaudière-Appalaches, c'est maintenant par la voie de la technologie et de l'ouverture aux marchés internationaux que passera la nouvelle vitalité économique. «Plusieurs entreprises de la région obtiennent des succès remarquables dans ce créneau et nous montrent clairement que c'est là le chemin à suivre», a conclu Michel Gervais.

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