29 février 1996


Forte hausse des inscriptions à Entrepreneuriat Laval

Le partenariat avec des associés extérieurs à l'Université se développe.

Entrepreneuriat Laval enregistre, cette année encore, une hausse sensible du nombre de ses inscriptions. De la rentrée universitaire de septembre 1995 au 1er février 1996, 516 noms ont été consignés dans ses registres... et l'année universitaire n'est pas encore terminée.

Comme le démontrent d'une fois à l'autre ses statistiques, l'achalandage du jeune organisme, qui s'est donné comme mission de «promouvoir une culture entrepreneuriale à l'Université et de favoriser l'actualisation du potentiel entrepreneurial des étudiants», ne cesse de croître avec la constance du métronome depuis sa création officielle en août 1993.

Au seul trimestre d'automne 1994, Entrepreneuriat Laval avait accueilli plus de 300 nouveaux inscrits, soit le double de la fréquentation pour toute l'année universitaire 1993-1994. À pareille date (ou presque), l'an dernier, on en comptait quelque 380.

L'apport de coéquipiers
Un phénomène tout à fait nouveau ­p; et qui a pris une certaine ampleur­p; pourrait toutefois expliquer en partie le gonflement notable qu'est en train de connaître la clientèle d'Entrepreneuriat Laval: celui du partenariat. Des étudiants et des étudiantes de l'Université Laval intègrent en effet dans leurs projets ou au sein de leurs équipes des «associés», des partenaires de l'extérieur de l'Université, révèle Marthe Lefebvre, directrice générale de la corporation sans but lucratif. Pour l'année en cours, la présence de ces coéquipiers compte pour environ 30 % du nombre total d'inscriptions.

Plus de 80 % des étudiants et des étudiantes avaient déjà un projet en tête lorsqu'ils ont franchi la porte de la maison Eugène-Roberge pour la première fois, indique Marthe Lefebvre. Des 366 étudiants qui se sont inscrits jusqu'ici, en 1995-1996, aux activités d'Entrepreneuriat Laval, 238 (65 %) proviennent du 1er cycle et 128 (35 %) des 2e et 3e cycles.

Des projets de tous horizons
Au 1er cycle, la clientèle se recrute surtout, en date du 1er février, dans les facultés des Sciences de l'administration (49), des Sciences et de génie (38), des Sciences de l'agriculture et de l'alimentation (30), des Sciences de l'éducation (27), des Sciences sociales (25), et des Arts (14). Aux cycles supérieurs, cinq facultés se détachent: Sciences de l'éducation (27), Sciences de l'administration (23), Sciences de l'agriculture et de l'alimentation (21), Sciences sociales (18), et Sciences et génie (15).

Comme le démontrent (sans surprises) les indicateurs de provenance des trois cycles, les étudiants de la Faculté des sciences de l'administration demeurent les plus «entreprenants» sur le campus; ils représentent un cinquième (19,7 %) de la clientèle d'Entrepreneuriat Laval. Mais ils sont loin d'être seuls à vouloir créer leur emploi ou une entreprise: 14,7 % des fonceurs et des fonceuses sont issus des Sciences de l'éducation, 14,5 % des Sciences et génie, 13,9 % des Sciences de l'agriculture et de l'alimentation, et 11,8 % des Sciences sociales.

Entrepreneuriat Laval a contribué, en moins de trois ans, à la création d'une soixantaine d'entreprises et de plus de 200 emplois dans la région de Québec.
GABRIEL CÔTÉ

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