25 janvier 1996

SÉCURITÉ

Forte baisse de la criminalité dans trois pavillons

Chute globale de 14 % sur l'ensemble du campus grâce aux campagnes de prévention.


Des statistiques récentes du Service de sécurité et de prévention de l'Université Laval démontrent que la criminalité a globalement diminué dans trois pavillons du campus, par rapport à 1994. Les diminutions enregistrées sont de l'ordre de 32,6 % au pavillon Charles-De Koninck, de 62,8 % au pavillon René-Bonenfant et de 25 % au pavillon des sciences de l'éducation. Ces résultats couvrent les périodes allant de février 1994 à octobre 1994 et de février 1995 à octobre 1995.

«Au cours des trois dernières années, nous avons été très actifs dans ces pavillons en tenant des campagnes de prévention de la criminalité, ou d'information et de sensibilisation«, explique Lise Rodrigue-Fafard, conseillère en mesures d'urgence et prévention du crime au Service de sécurité et de prévention. «À la lumière des résultats, nous pouvons affirmer que les campagnes menées dans ces pavillons ont eu une influence directe sur la baisse du taux de criminalité. Comparativement, pour la même période, la criminalité globale enregistrée sur l'ensemble du campus a diminué de 14,2 %.»

Vivre en sécurité

En 1995, le Service de sécurité et de prévention a tenu plusieurs campagnes et activités qui ont touché au-delà de 12 000 personnes. Ce service a également planifié des campagnes spécifiques tenant compte des besoins inhérents à chaque type de clientèle: résidents, étudiants, employés, utilisateurs de couloirs de piétons, visiteurs, propriétaires de voitures, de vélos, etc. «De tous les commentaires et suggestions recueillis lors de ces campagnes se dégage un profil commun, souligne Lise Rodrigue-Fafard: tout le monde veut se sentir en sécurité!»

Favorisant une approche axée sur la prévention, la relation communautaire et l'approche-client, le Service de sécurité et de prévention se réajuste constamment aux besoins de sa clientèle, selon la conseillère en mesures d'urgence et de prévention. «En analysant les résultats d'un sondage effectué en novembre 1994 dans les couloirs de piétons, nous nous sommes rendus compte que les endroits correspondant aux zones d'insécurité ciblés par la clientèle ne correspondaient pas à nos ciblages de la statistique criminelle. Nous avons ainsi établi la nécessité de repenser nos campagnes en fonction de ces nouvelles données et de réaménager notre couverture de sécurité.»

Lors de sa dernière campagne de prévention dans les couloirs de piétons, en novembre dernier, le Service a donc élargi la campagne aux endroits insécurisants ciblés par la clientèle, au lieu de limiter la présence et l'intervention des patrouilleurs communautaires aux endroits les plus criminalisés. Effectué auprès de 1 060 utilisateurs de couloirs de piétons, un sondage identique à celui de 1994 a révélé que les zones d'insécurité et celles qui faisaient l'objet de craintes étaient en majorité les mêmes.

Dans un souci de répondre constamment aux besoins de sa clientèle, l'équipe de la Division prévention et mesures d'urgences invite les membres de la communauté universitaire à communiquer avec elle pour leur faire part de leurs besoins, commentaires et suggestions. On peut rejoindre les responsables par téléphone (le 6552 ou le 4313), par télécopieur (656-7703) ou par courrier électronique (Lise.Rodrigue@SSP@ulaval ou Christian.Paquet@SSP@ulaval).
RENÉE LAROCHELLE

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