25 janvier 1996

Le Marché du livre usagé toujours populaire

Deux fois l'an, depuis maintenant près d'une décennie et demie, on s'est habitués à voir s'étendre, au deuxième étage du pavillon Charle-De Koninck, les tables de livres usagés du Marché du livre de la CADEUL.

Ce début de trimestre d'hiver n'a pas fait exception à cette règle économique déjà bien ancrée dans les moeurs estudiantines. À l'ouverture, le lundi 22 janvier à 8 h 30, ce fut - comme il fallait s'y attendre - la véritable cohue, la recherche effrenée de l'ouvrage à prix «abordable».

La moitié des ventes se réalise dès cette première journée, nous confirme Michel Mullins, engagé comme responsable du Marché du livre usagé par la Confédération des associations d'étudiants et d'étudiantes de l'Université Laval (CADEUL).

Plus de 15 000 volumes s'offrent ainsi en pâture à un achalandage grouillant qui ramasse en passant tantôt le manuel obligatoire, tantôt le roman, tantôt l'essai philosophique, parfois le best seller du «nouvel âge» ou le livre de recettes.

Lorsque que la marée d'acheteurs et d'acheteuses aura cessé de déferler dans l'enceinte du Marché, le lundi 29 janvier à 17 h 30, elle aura érodé des deux tiers le contenu des tables et des boîtes auparavant remplis de livres.

Une fois calculées les dépenses auxquelles on ne peut se soustraire (salaires, location de panneaux et de tables, impression de fiches, ligne téléphonique et autre matériel), puis le retour des taxes dans les coffres de l'État, les frais d'administration de 16 % que le Marché perçoit sur chaque vente laisseront peut-être un léger surplus qui reviendra à la CADEUL.

L'utilité du Marché du livre usagé de la CADEUL ne s'est jamais démentie. Ce «service public» du début de trimestre semble être là pour rester encore longtemps. Car, comme l'affirme le proverbe: «Les étudiants s'envolent, mais les écrits restent.»
GABRIEL CÔTÉ

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